Du bas des pyramides

Régions de Gizeh et Saqqarah

Les pyramides, c’est le premier grand « choc égyptien ». On croit déjà connaître ces formes pour les avoir croisées depuis l’enfance. Mais sur place, c’est une émotion totalement nouvelle qui se dégage de cet univers extraordinairement simple : juste le ciel et le sol. Et les pyramides qui en sortent. Bluffant.

Les grandes pyramides de Gizeh

Les pyramides les plus grandes et les mieux conservées se trouvent à Gizeh, à 100 m d’un urbanisme chaotique constitué de guest-houses avec roof-top, de magasins de souvenirs (plus ou moins antiques) et d’écuries urbaines pour les chevaux et les dromadaires que la réglementation oblige les touristes à utiliser pour accéder au pied des monuments. Malgré la foule, la magie opère. L’espace est immense. Les formes géométriques sont immenses. Le désert qui s’étend tout autour est immense.

On peut y descendre. Mais l’expérience change. Le boyau d’accès est bas de plafond. La température s’élève. L’air se raréfie. Tout au bout, la salle de 30 mètres carrés qui servait de tombe est dépourvue de toute décoration. Cet espace n’est absolument pas à la mesure de la puissance géométrique du bâtiment pour lequel il a été bâti.

Les pyramides de Saqqarah

Toutes proches du centre du Caire, une quinzaine de pyramides surgissent d’un désert que la brume à l’horizon fait paraître sans fin. En faire le tour, c’est se confronter quatre fois au même espace : un ciel, un sol, un triangle dans une rotation sans fin.

Tombeaux

Les pyramides sont les tombeaux des rois et des reines. Mais l’élite a aussi construit ses tombeaux dans l’épaisseur des couches de pierre, sur les flancs de ravins ou en creusant le sol. A chaque tombe, un gardien surveille, ouvre et ferme en buvant du thé.

Memphis, Égypte

La grande capitale antique de l’Égypte a totalement disparu. Un colossal Ramsès II allongé évoque instantanément les bouddhas de l’Asie du Sud-Est.

Le Grand Musée Égyptien

Le nouveau musée, attendu depuis des décennies, venait enfin d’ouvrir et remplaçait depuis deux mois le musée du centre ville du Caire, quasi inchangé depuis son ouverture dans les années 1900. Il était encore un peu tôt dans le voyage pour comprendre la symbolique et le système de tous ses objets. Mais le nombre, la qualité d’exécution et la diversité des représentations impressionnent instantanément.

Le trésor de Toutankhamon

Le trésor de Toutankhamon est enfin largement exposé. La série présentée (sur un total de plus de 5000 objets retrouvés dans le tombeau) est époustouflante de délicatesse et de préciosité.