Archives de catégorie : Laos

Luang Prabang, troisième

Notre première découverte de Luang Prabang remonte à 1994, par un vol en provenance de Hanoï, dans une région qui sortait à peine de décennies de guerre et de fermeture vers l’extérieur. Les rues étaient presque désertes, les bâtiments coloniaux fermés : l’ensemble dégageait une impression de magie, comme si le temps avait été mis sous cloche.

En 2010, nous avions rejoint la ville par la terre depuis le sud de la Chine. Les commerces avaient rouvert, un centre touristique s’était développé tout en laissant de larges parties de la péninsule dans leur état originel.

En janvier 2025, l’ensemble de l’agglomération est désormais largement « mise en tourisme ». Les constructions et rénovations sont de qualité et respectent l’esprit du lieu, mais la pression touristique — particulièrement pendant la saison du Nouvel An chinois — est devenue omniprésente.

La ville coloniale

Le village des éléphants

Aux alentours de Luang Prabang règne l’éternelle beauté des bords de rivière laotiens. Le paysage y est doux et les éléphants délicats.

 

Deux jours sur le Mékong vers Luang Prabang

La croisière fluviale de deux jours depuis la Thaïlande vers Luang Brabang est un grand classique du voyage en Asie du sud-est.

Chiang Kong (Thaïlande)

Chiang Khong est une ville frontalière paisible située dans la province de Chiang Rai, au nord de la Thaïlande. Elle s’étend sur la rive droite du Mékong, qui sert de frontière naturelle avec le Laos, en face de la ville laotienne de Houei Sai (Huay Xai). Le côté thaïlandais du fleuve est soigneusement aménagé : la promenade offre un agréable parcours ponctué de cafés, de kiosques et de panneaux d’information modernes retraçant l’histoire locale.

La promenade le long du Mékong à Chiang Kong

Le village laotien de Ban Huay Xai

C’est de la rive laotienne que partent les bateaux pour Luang Prabang. Le contraste avec la Thaïlande est saisissant : tout y apparaît plus abîmé, moins réfléchi. La longue rue solitaire de Ban Huay Xai ne conserve que quelques rares bâtiments coloniaux. Le premier café moderne s’est installé dans un ancien fort français, récemment réhabilité, qui domine la rive thaïlandaise que l’ouvrage militaire était censé surveiller.

Le « Café 1900 » du Fort Carnot et la vue sur la Thaïlande

L’embarcadère pour Luang Prabang

Tôt le matin, chaque longue embarcation est prête à recevoir près d’une centaine de passagers. Des groupes de jeunes Occidentaux montent à bord avec des caisses de bière en prévision d’un trajet de six heures.

La navigation sur le Mékong

Sur ce tronçon, les rives du Mékong sont encore très majoritairement sauvages. En saison sèche, les berges se composent d’épaisses plages de sable jaune qui dessinent un paysage presque balnéaire, tandis que les parties jonchées de rochers gris et tourmentés ajoutent une touche bretonne et océanique, ainsi qu’une impression de danger potentiel.

L’escale de Pak Beng (Laos)

Le village de Pakbeng s’anime de 16 h jusqu’à 8 h du matin, lorsque les bateaux débarquent leurs voyageurs pour une nuit d’escale. Un jeune Laotien a ouvert un bar avec billard, offrant une vue sur le Mékong, qui correspond parfaitement aux attentes des vingtenaires occidentaux en année de césure.

 

Deuxième jour de navigation vers Luang Brabang

Au réveil, le fleuve est enveloppé d’une brume épaisse qui s’évanouira peu à peu au cours de cette deuxième journée de navigation. L’apparition du pont ferroviaire du TGV chinois et des immenses grues d’un nouveau barrage sur le Mékong annonce le confluent avec la Nam Ou et l’arrivée prochaine à Luang Prabang.

Trajet Chiang Kong (Thaïlande) – Luang Prabang (Laos)