L’émir a réussi son coup. En créant un « district culturel » où s’installent progressivement des musées de niveau mondial, il laisse le bling-bling à l’émirat de Dubaï et incite les passagers en transit à parcourir les 130 km qui séparent Dubaï d’une ville non stylée. Abou Dabi est uniformément composée de parkings, au milieu desquels se dressent des tours d’habitations déjà démodées à leur construction. La seule particularité agréable, ce sont les pique-niques nocturnes avec barbecue et mobilier pliant dans les parcs urbains.
Un musée sur l’eau
L’architecte Jean Nouvel a conçu un bâtiment à l’architecture « modeste ». Pas de spectaculaire mais des cubes blancs entre lesquels l’eau du golfe Persique s’infiltre au rythme des marées.




Sous le dôme ajouré
La grande réussite est cet immense dôme qui filtre la lumière du soleil. Eclairé la nuit, il compose des constellations d’étoiles.



Une histoire mondiale des civilisations à travers les œuvres d’art
Libéré des contraintes de la division en départements du Louvre parisien, le musée d’Abou Dabi déploie une chronologie de l’évolution des civilisations mondiales à travers une sélection époustouflante d’œuvres d’art de tous les musées nationaux, de la préhistoire à l’art contemporain.











Zayed National Museum
Visible depuis le Louvre, le musée consacré à la dynastie régnante présente tout le contraire : une architecture instagrammable, des espaces trop immenses et un discours incertain. Difficile de raconter l’histoire d’un pays où la liberté d’expression n’est pas garantie. On peut néanmoins y admirer le stylo de l’émir, la voiture de l’émir, le cheval de l’émir, etc.




















